Le développement des infrastructures publiques de recharge en Europe suit le rythme de l'essor de la mobilité électrique. Fin mars 2026, 26 des 27 États membres de l'UE respectaient l'objectif fixé par l'Union européenne d'une puissance de recharge d'au moins 1,3 kW par véhicule électrique à batterie immatriculé. C'est ce que révèle une analyse réalisée par l'organisation environnementale Transport & Environment. Seule Malte n'a pas atteint cet objectif.
À l’échelle de l’UE, la puissance de recharge disponible dépasse désormais même de 180 % la valeur minimale requise. Le nombre de bornes de recharge publiques a augmenté d’environ 400 % depuis 2020, pour atteindre 1,1 million. Le développement porte particulièrement ses fruits le long des grands axes de circulation: 79 % du réseau transeuropéen principal dispose désormais des infrastructures de recharge rapide prescrites. C’est surtout dans certaines régions d’Europe de l’Est et en Espagne que le retard à rattraper est le plus important.
Cette évaluation se fonde sur le règlement AFIR de l’UE, en vigueur depuis avril 2024. Il oblige les États membres à mettre en place une infrastructure de recharge utilisable dans toute l’Europe, avec des exigences claires en matière de puissance de recharge, d’espacement entre les stations de recharge rapide, ainsi que concernant les modes de paiement, la transparence des prix et la compatibilité technique.
En Suisse, qui n’a pas été prise en compte dans cette étude, la puissance de recharge publique disponible s’élève, d’un point de vue purement mathématique, à environ 2,5 à 3 kW par voiture électrique (BEV) immatriculée. Actuellement, environ 250'000 à 300'000 voitures entièrement électriques sont immatriculées sur les routes suisses. L’ensemble des bornes de recharge publiques de Suisse (environ 19'000 à 20'000 unités) offre une puissance installée d’environ 700'000 kilowatts. SP-X/RA