Une borne de recharge ne se limite plus à une simple prise électrique. Elle communique avec la voiture, transmet des données à des services cloud et traite des paiements. Avec l’essor de la mobilité électrique, les points d’entrée potentiels pour les cybercriminels se multiplient.
Selon l’Office fédéral de la statistique, plus de 52'000 voitures entièrement électriques ont été immatriculées pour la première fois en Suisse en 2025. Une faille sur une seule borne peut, dans certaines circonstances, permettre d’accéder à d’autres systèmes connectés.
Selon TCS, les conséquences peuvent aller du vol de données personnelles et de paiement à la manipulation ou à l’interruption des opérations de recharge. Si plusieurs bornes ou des systèmes centraux de commande sont attaqués simultanément, une partie importante d’un réseau peut tomber en panne. L’ampleur des conséquences dépend toutefois de l’architecture des systèmes concernés et des mécanismes de protection en place.
Pour réduire les risques, TCS recommande de tenir compte des normes de sécurité dès l’achat des équipements et de protéger les bornes par une authentification forte, des logiciels à jour et des mises à jour régulières. Les exploitants devraient surveiller leurs réseaux afin de détecter rapidement les flux de données inhabituels et les commandes non autorisées. Le chiffrement protège les données des clients et les informations de paiement, tandis que des tests d’intrusion réguliers permettent d’identifier les failles avant qu’elles ne soient exploitées.
La protection doit également couvrir les applications pour smartphones, les plateformes cloud et les systèmes centraux de gestion. TCS plaide donc pour une coopération renforcée entre fabricants, exploitants d’infrastructures de recharge, fournisseurs d’énergie et autorités. Avec le développement de la mobilité électrique, la sécurité de ces systèmes interconnectés devient un enjeu croissant.