Le SUV à tout faire prend du galon

Mercedes renouvelle le GLC, son best-seller. La nouvelle génération répond avec brio à un cahier des charges des plus exigeants.

Personne ne l’attendait en tout-terrain. Et pourtant, la manière dont le nouveau Mercedes GLC se fraie un chemin en silence à travers la pampa espagnole est impressionnante. Bien sûr, ce SUV de classe moyenne n’est pas un baroudeur, mais il prouve ici qu’il est tout à fait capable de sortir des banlieues chics. Et accessoirement hors du réseau routier, où il brille par son confort et son dynamisme. En résumé, voilà un véhicule polyvalent par excellence, qui ne mettra peut-être jamais les roues dans la caillasse, mais qui en serait pourtant capable.  

Le GLC a été le modèle Mercedes le plus vendu au monde au cours des deux dernières années. C’est aussi le cas en Suisse pour l’exercice en cours, alors que l’arrivée de la nouvelle génération est imminente. «Au niveau mondial, ce sont pas moins de 2,6 millions de GLC qui ont trouvé preneur depuis le lancement du modèle», confirme Britta Seeger, directrice des ventes pour l’étoile. «Je suis convaincue que la nouvelle génération séduira aussi bien les familles que les aventuriers grâce à son agrément de conduite, son design moderne et des fonctions telles que le cockpit offroad et le système de navigation à réalité augmentée.» Le développeur en chef Jörg Bartels s’attend aussi à une carrière stellaire pour le GLC: «le nouveau modèle présente toutes les caractéristiques propres à un SUV Mercedes, à savoir une sécurité de conduite sans compromis sur la route, un comportement dynamique exceptionnel et des capacités en tout-terrain de premier plan».

«Clarté sensuelle»

Pour répondre à un spectre d’exigences aussi large, le nouveau GLC intègre d’emblée les dernières avancées de la technique. En bonne Mercedes, il jouit aussi d’un équipement de référence et d’une finition impeccable. Le designer en chef Gorden Wagener en rajoute une couche: «Il émane du nouveau GLC une clarté sensuelle qui répond en tous points à notre philosophie de design. A l’image de l’ensemble de notre gamme SUV, il rayonne d’intelligence et d’émotions». En des termes plus classiques, disons que le style du nouveau GLC remet au goût du jour le concept de SUV au travers de modifications bien ciblées. Allongé de 60 mm, ce cinq-places mesure désormais 4,72 mètres pour une largeur inchangée de 1,89 m, et une hauteur rognée de 4 mm.  Grâce au porte-à-faux arrière plus long – qui ne dénature aucunement la jolie poupe – le volume du coffre augmente de 70 litres pour atteindre 620 l, voire 1680 l avec les dossiers arrière rabattus. Les voies élargies de 6 mm à l’avant et de 23 mm à l’arrière confèrent à cette nouvelle génération une allure particulièrement athlétique. Le travail aérodynamique a été tout aussi poussé: par rapport au modèle précédent, le coefficient de traînée (Cx) baisse de deux centièmes pour atteindre 0,29. Un gain pas si marginal lorsqu’il s’agit de réduire la consommation de carburant et, par conséquent, les pénalités financières liées aux émissions de CO2.

A l’intérieur, l’agencement du cockpit est calqué sur celui d’autres modèles Mercedes avec ses deux écrans indépendants: la dalle de 12,3 pouces derrière le volant affiche les informations essentielles, tandis que le moniteur central de 11,9 pouces, légèrement orienté vers le conducteur, est pour l’info-divertissement. Cet espace relativement aéré et garni de matériaux raffinés met tout de suite à l’aise. Si le confort des sièges est une marque de fabrique, le dénommé «Energizing Coach» rend l’expérience de conduite encore plus agréable: ce système propose en effet au conducteur un programme de fitness adapté en fonction de divers critères de conduite et autres paramétrages du véhicule. Il communique même avec les montres connectées. Le «Pack Energizing Plus» propose en outre jusqu’à sept «univers d’expérience». De relaxante lorsque le conducteur est stressé, l’ambiance peut devenir revitalisante s’il s’agit au contraire de lutter contre un petit coup de fatigue.

A l’aise sur toutes les surfaces

A vouloir courir tous les lièvres à la fois, les SUV tombent bien souvent dans l’écueil du compromis: mauvais nulle part mais sans véritable point fort. Avec le nouveau GLC, Mercedes adopte la même voie, mais réussit à rendre son SUV bon dans tous les domaines. Grâce notamment à ses suspensions pneumatiques (en option) doublées d’un amortissement piloté en continu, aussi bien en compression qu’en détente. Ainsi gréé, le SUV à l’étoile flotte littéralement au-dessus de l’asphalte, tout en maîtrisant parfaitement ses mouvements de caisse. Il négocie les virages bien à l’horizontale, sans dodeliner, même quand on le brusque; l’agilité est plutôt étonnante pour un tel gabarit. Ce talent est aussi imputable à l’essieu arrière à roues directrices, accroissant la stabilité et la maniabilité, en fonction de l’inclinaison des roues postérieures. Leur angle maximal de 4,5 degrés aide à réduire le diamètre de braquage, il suffirait de 10,9 m pour effectuer un demi-tour. Comme annoncé en préambule, ces belles qualités routières n’empêchent pas certaines excursions hors des sentiers battus. Un mode de conduite «offroad», avec assistance à la descente, figure parmi les équipements de série, tout comme la transmission intégrale 4Matic. Le pack technique Offroad optionnel améliore encore ce côté crapahuteur en amplifiant la garde au sol à 50 mm (+20 mm) et en ajoutant un carter de soubassement, ainsi qu’une protection anti-encastrement à l’avant. Le «capot transparent» fait son apparition, en reprenant l’idée étrennée par Land Rover depuis quelques années: l’écran central affiche une vue virtuelle du terrain sous la voiture, avec la position des roues. Le système utilise les quatre caméras installées tout autour du véhicule pour composer une image de la surface cachée par le capot. On y voit distinctement les obstacles, de manière à trouver la meilleure trajectoire.

Une offre étoffée

A l’heure du lancement sur le marché suisse, le GLC comptera deux variantes essence et une version diesel. Il s’agit dans tous les cas de quatre-cylindres avec hybridation 48 volts, avec des puissances allant de 204 à 258 chevaux. La palette des motorisations sera enrichie à partir de décembre avec pas moins de trois variantes hybrides rechargeables. Celles-ci reprendront les mêmes quatre-cylindres en les associant à un moteur électrique, avec à la clé des niveaux de puissance supérieurs, respectivement 313 ch et 381 ch en essence, et 335 ch en diesel. Ces trois hybrides rechargeables promettent une autonomie purement électrique dépassant les 100 kilomètres. Puissantes et économiques, ces versions plug-in du GLC devraient aussi procurer un surcroît de confort, grâce à la possibilité de rouler purement à l’électricité. Le couple important et immédiat de la machine électrique devrait aussi faciliter la progression à basse vitesse dans les terrains accidentés.

Au terme de cette première prise en main, le nouveau Mercedes GLC semble bien armé pour répondre aux attentes des futurs clients et perpétuer le succès rencontré par la précédente génération. Ce modèle sera commercialisé en octobre à des prix oscillant entre 67 800 à 78 400 francs. Les prix des variantes plug-in seront communiqués fin septembre.

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