Renaissance d’une icône

En amenant le Def’ jusqu’en finale du COTY, les membres du Jury ont salué le brio avec lequel Land Rover avait refondu son légendaire 4x4.

A l’aise en offroad, le Defender s’est également montré agréable à conduire sur l’asphalte.

Nous l’écrivions dans la REVUE AUTOMOBILE n° 34 du 20 août 2020: «Il n’existe d’exercice plus complexe que celui de réinventer une icône. D’autant plus lorsque ladite icône est ancrée dans l’imaginaire collectif depuis plus de 70 ans.» A l’heure de réinventer son Defender, Land Rover a osé prendre un risque: plutôt que de réaliser une copie néo-rétro comme Jeep (Wrangler) ou Mercedes-Benz (Classe G), Coventry a emmené le véhicule dans le 21e siècle. 

Prenant donc le parti d’une refonte globale, le «Def’» 2020 se dote d’une nouvelle plastique et surtout d’un nouveau châssis. Adieu la structure en échelle à essieux rigides, place à l’architecture D7x, une plateforme monocoque montée sur quatre suspensions indépendantes (double triangulation à l’avant et essieu multibras à l’arrière).

Nouveaux moteurs

Toute la palette de motorisations a également été revue, Land Rover ayant définitivement dit adieu au diesel «longue course» de l’ancien Def’ au profit d’une gamme de moteurs Ingenium issue de la banque d’organes du Groupe JLR. Et celle-ci est pour le moins pléthorique, puisque non seulement composée de 4-cylindres essence et diesel, mais aussi de 6-cylindres déclinés tant en diesel qu’en essence. 

A noter que le 6-cylindres en ligne essence profite d’un coup de pouce électrique. En outre, un mulet de développement doté d’un V8 a déjà été aperçu en train de tourner sur la boucle nord du Nürburgring. Tout à la fois coupleuses et peu gloutonnes (qui plus est pour les versions à allumage par compression), ces motorisations se sont révélées très agréables à l’usage, et ce que le Land évolue sur l’autoroute ou en terrain «offroad». Pour transmettre sa puissance au sol, le Defender utilise une unité automatique à huit vitesses. Fruit de l’équipementier allemand ZF, elle est tout simplement le meilleur choix que Land Rover pouvait faire; non seulement ses passages sont rapides comme l’éclair mais, en plus, elle est de par sa conception de boîte automatique à convertisseur de couple, parfaitement adaptées à un usage hors des sentiers battus. 

Parallèlement à cette unité, le Defender s’équipe également d’une boîte de transfert comprenant un réducteur, un verrouillage de différentiel central et, sur l’essieu arrière, un différentiel à glissement limité. Tout cet attirail se commande aisément via de simples boutons se fondant au sein de l’unité de ventilation.

Suspension à hauteur variable

Ces boutons gèrent également la hauteur des suspensions pneumatiques. Capables de rehausser le véhicule de 145 mm, celles-ci confèrent au 4×4 une garde au sol confortable de 291 mm. Une valeur suffisante pour lui permettre de franchir des passages à gué de 90 cm ou encore de surmonter la plupart des obstacles, comme en témoignent ses angles d’attaque de 38° et de fuite de 40°. Qu’il soit dans une pente de 45°, sur une bosse, dans une fosse, ou même sur un pont à bascule, le Defender s’en sort sans effort. 

Sans commettre l’erreur d’être aussi luxueux que les Range et autres Discovery, le Defender est bien fini et assemblé. Il propose, en outre, certains petits plus comme des prises USB disséminées un peu partout dans l’habitacle: dans le coffre, une prise haute tension ainsi que, sous l’accoudoir du tunnel central, un frigo. Mis à jour sur le plan des technologies et doté de série du nouveau système d’infodivertissement Pivi Pro, le Defender profite d’une aide au parking à 360° capables de reconstituer un environnement virtuel autour de la voiture. Autant d’éléments qui lui ont permis de se démarquer. Autre atout du bestiau: tout comme son ancêtre, le Defender de seconde génération sera décliné dans une pléthore de carrosseries différentes; en plus des versions 90 et 110, une version 130 dotée du même empattement que le 110 mais avec un porte-à-faux plus important devrait également voir le jour. Il se dit que celle-ci devrait également être déclinée en version pick-up. Autant de choix, autant de cordes à son arc qui sont autant de chances de le voir remporter la couronne le 1er mars. λ

Les principales données techniques, en un coup d’œil
Carrosserie
SUV, 3 ou 5 portes, 5, 6 ou 7 places. Moteur 4 et 6-cylindres essence, diesel et hybride Prix Land Rover Defender 90 (2.0 d, 200 ch, AT8, AWD) dès Fr. 66 400.–.

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