Le chic toujours, le «green» en plus

PLAYBOY Même avec un cœur électrique, la Fiat 500 reste fidèle à elle-même, à savoir une mini citadine chic, cool et convaincante en ville.

Cela ne fait aucun doute: la troisième génération de Fiat 500, qu’il faudra désormais appeler 500e, a pris de l’embonpoint. Et nul besoin d’avoir sa devancière – qui reste au catalogue – sous les yeux pour s’en convaincre. En fait, c’est surtout au niveau des hanches que la troisième génération a pris des centimètres, 5,6 cm pour être précis. Et, avec 6 cm de plus en longueur, la 500e affiche désormais une longueur de 3,63 mètres pour 1,68 m de large et 1,55 m en hauteur. Des valeurs en hausse, mais qui  maintiennent le célèbre pot de yaourt italien au cœur du segment A.

A noter également que la nouvelle 500e est le seul et unique cabriolet 100% électrique. Elle est, en outre, l’unique voiture à s’annoncer dans la circulation par la musique d’Amarcord, film de Fellini, une mélodie composée par Nino Rota.

Fiat destine la 500e essentiellement à la ville. Raison pour laquelle les performances n’ont pas figuré tout en haut du cahier des charges.

Lignes conservées
Bien qu’elle ne reprenne que 4% des éléments de l’ancien modèle, la troisième génération conserve la silhouette rondelette du précédent opus. Et, même si la 500e paraît globalement beaucoup plus moderne, elle conserve finalement assez bien l’harmonie des lignes de son aïeule. Voilà qui devrait contribuer à faire perdurer le succès de l’italienne, elle qui est le best-seller incontesté du segment des mini citadines depuis…. une étenité, et pas seulement en Suisse. Il faut dire que les Italiens n’ont pas leur pareil pour réussir à faire perdurer le succès de l’auto. Lequel passe également par un intérieur présentant un exquis équilibre entre instruments numériques et de gadgets rétro. Ainsi, si la 500e se pare d’un grand écran tactile, elle continue de faire la part belle aux boutons physiques avec des commandes et autres manettes qui ne sont pas réduites à la portion congrue. Une remarque qui vaut également pour le changement de vitesses. 

Bien entendu, les Italiens vivent en plein dans l’air du temps: les revêtements des sièges sont fabriqués à partir de bouteilles en plastique récupérés dans les océans. Dommage que Fiat n’ait pas utilisé ces mêmes plastiques pour recouvrir les contre-portes, le résultat aurait été plus élégant. Pour le reste, le cockpit s’est élargi de 42 mm.

42 kWh, 87 kW et 1290 kg
La batterie de 42 kWh semble être un bon compromis entre l’autonomie et le poids. Quant à la puissance (87 kW) et au couple (220 Nm) du système, ils semblent tous deux bien dimensionnés, surtout  si l’on tient compte du poids qui reste raisonnable (1290 kg). Bien entendu, celui-ci profite au dynamisme de l’engin: au volant de la bombinette, on s’amuse! Et pas seulement parce qu’elle exécute le 0 à 50 km/h en 3,1 secondes seulement, elle est également très agile et maniable, en plus d’offrir une bonne tenue de route. En ville (le biotope de la transalpine), la 500e s’est montrée capable de se faufiler dans la circulation avec l’agilité d’une moto, ou presque. A Turin, théâtre de ce premier contact, la petite italienne a brillé par son châssis qui privilégie le confort. Ainsi, si la 500e n’offre pas les coups de pied brutaux dont peuvent se flatter les autres voitures électriques, elle permet, en revanche, des accélérations linéaires et sans à-coup. En deux mots, la Dolce Vita!

Née dans une usine premium 
Côté consommation, la Fiat 500e est censée se contenter de consommer 13,8 kW de courant tous les 100 km selon le cycle WLTP. Malgré la petite batterie, le constructeur revendique une autonomie de 320 kilomètres (et jusqu’à 458 km en ville grâce à la récupération). Enfin, la petite italienne se recharge sur des bornes à la puissance maximale de 85 kW; prenez donc le temps de déguster un espresso (soit 5 minutes) et vous bénéficierez alors d’une autonomie supplémentaire de 50 km. Il faudra en revanche 35 minutes pour recharger les accumulateurs à 80%. En Italie, où il y a un important retard à combler, Fiat a promis de participer dès maintenant au déploiement et à l’extension du réseau de recharge. Non sans raison: sur une prise de courant domestique, il faut plus de 15 heures pour que la petite citadine dispose à nouveau de son autonomie maximale.

La Fiat 500e est construite au cœur même de Turin, dans la légendaire usine de Mirafiori. Là-bas, FCA a mis en place une nouvelle chaîne de montage pour des véhicules dotés d’ambitions premium. Ainsi, l’usine dispose-t-elle d’une proportion importante de travail manuel. 205 équipementiers sont impliqués dans le process, le plus important étant sans doute Samsung, qui fournit la batterie, laquelle est fabriquée en Hongrie. D’un poids de 290 kg, elles est intégrée au soubassement. A cela s’ajoutent le moteur électrique ainsi que la boîte à une seule vitesse entraînant les roues avant.

Avec une capacité de 185 l, le coffre placé à l’arrière offre un volume légèrement supérieur à celui des modèles précédents à propulsion conventionnelle. L’usine de Mirafiori a actuellement une capacité de production annuelle de 80 000 exemplaires, soit un peu moins de la moitié des ventes des 500 actuellement commercialisées (2019: environ 190 000 unités, vendues à un prix supérieur d’environ 20% à la moyenne de toutes les autres citadines).

Et ce n’est que le début 
La production du modèle d’entrée de gamme baptisé «La Prima», vendu au prix peu démocratique de 39 900 Fr., est déjà épuisée dans sa version cabriolet; les livraisons vont débuter à la mi-octobre. Après, elle arrivera dans sa version fermée, facturée 3000 Fr. de moins. Pour ce tarif, la Fiat intègre tout ce que l’on peut imaginer comme systèmes d’assistance (conduite autonome de niveau 2), gadgets de connectivité ainsi qu’une caméra à vision panoramique.

Fiat n’abat, certes, pas encore ses cartes quant à ses projets d’avenir pour la 500e, mais on peut considérer comme acquis qu’il y aura des variantes moins onéreuses, avec une batterie de plus petite taille. Toutefois, le moteur thermique ne devrait pas faire de come-back sous le capot de cette nouvelle génération. Autre certitude: outre le cabriolet et le coupé, Fiat devrait dévoiler début octobre prochain une troisième variante de carrosserie. Et non, ce n’est pas une quatre-portes. La raison? Chez Fiat, les responsables de la stratégie estiment peu judicieux de concevoir des voitures électriques de plus grande taille équipées de batteries plus lourdes. 

Vous trouverez les fiches techniques pour ces modèles dans la version papier de la Revue Automobile. 

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