Lelouch remet le couvert dans le «Grand rendez-vous»

1970–1979 «C’est un compétiteur qui aime son sport!», affirmait Bernie Ecclestone à l’adresse de Peter Sauber. Premier reportage d’une série dédiée au jubilé de Sauber.

Si le GP de Monaco n’a pas eu lieu cette année pour les raisons que l’on connaît tous, les Monégasques ont tout de même eu l’occasion de voir tourner deux Ferrari rouges dans la Principauté. Comme annoncé plus tôt dans la semaine, les rues du célèbre circuit ont été bloquées et fermées à la circulation pendant environ deux heures dimanche matin dernier. Cela a permis à une SF90 Stradale, Charles Leclerc et le réalisateur Claude Lelouch d’emprunter la piste du Grand Prix de Monaco dans sa totalité. L’objectif? Tourner un remake du court-métrage de Lelouch de 1976, «C’était un rendez-vous». Baptisé «Le grand rendez-vous», ce nouveau film reprend les codes de celui tourné en 1976, mais avec les autorisations en plus cette fois-ci: «Pour ‹C’était un rendez-vous›, on n’avait pas pu bloquer Paris. J’avais essayé, mais on m’a tout de suite répondu que c’était impossible», explique Lelouch au micro de BFM TV. Si les critiques de l’époque étaient unanimes quant au côté artistique de ce plan séquence de plus de 8 minutes, il est certain que réaliser pareille prouesse à l’heure actuelle serait sans aucun doute considéré comme un acte criminel. Ainsi, pas question de se relancer dans l’aventure comme à l’époque: «Ce qui a changé, c’est surtout les autorisations et le fait que le circuit ait été fermé deux heures durant», précise le célèbre réalisateur français. 

Deuxième différence avec le film des années 1970, ce n’est pas Claude Lelouch qui est au volant de la voiture, mais bien Charles Leclerc. «C’était lui qui pilotait, explique Lelouch. Moi, je m’occupais de filmer. J’avais truffé la voiture de caméras, j’étais à côté de lui et j’ai eu droit au grand frisson. J’espère que vous allez retrouver ce frisson dans le film.»

Enfin, troisième et dernière différence avec le film d’époque: la voiture utilisée pour le tournage. En 1976, Lelouch avait utilisé une Mercedes 450 SEL. En postproduction, le réalisateur avait retiré le bruit du V8 6.9 allemand avant d’ajouter la bande son du V12 d’une Ferrari 275 GTB. La raison? Les amortisseurs de l’allemande encaissent mieux les vibrations que ceux de l’italienne. C’est que les pavés sont nombreux à Paris. Ce n’est pas le cas à Monaco, où les rues du circuit sont toutes asphaltées. Par conséquent, c’est bien une vraie Ferrari qui a été utilisée pour les besoins de ce nouveau film.

Scénario encore inconnu
Du script de ce nouveau «court», on ne sait pas grand-chose, sinon les quelques mots d’explication donnés par Claude Lelouch: «Dans ce petit film, on va essayer d’offrir un message d’espoir pour dire que malgré ce virus, malgré la crise, la vie continue et que les voitures continuent à tourner.» Quoiqu’il en soit, on en saura plus assez rapidement, «Le Grand Rendez-vous» étant attendu pour le 13 juin prochain. 

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