L’Endurance sur la piste de l’équilibre

En situation délicate déjà bien avant la crise sanitaire, l’Endurance se démène avec l’espoir de renouer avec les constructeurs. Certains parmi lesquels Porsche et Ferrari seraient intéressés, de façon officieuse.

Suite à la présentation officielle du règlement LMDh (Le Mans Daytona Hybrid) il y a quelques jours à une douzaine de constructeurs automobiles, la Commission Endurance de la FIA a entériné une série d’amendements au règlement de la seconde nouvelle catégorie, le LMH (Le Mans Hypercar). En quête d’une renaissance après la fin de la dispendieuse ère LMP1-H, la discipline a désormsais pour objectif la réduction des coûts, tout en alignant les niveaux de performance du LMH sur ceux du LMDh; pris entre le marteau et l’enclume de deux approches technologiques antagonistes et pourtant appelées à devenir complémentaires, les autorités de l’Endurance ont élaboré une convergence visant à réunir LMDh et LMH sous une seule et unique bannière représentant la catégorie phare. Une classe pour laquelle il faudra trouver un nom commun, afin de simplifier la compréhension pour le public.

1030 kg et 680 ch
A l’horizon 2022, la future catégorie répondra à un cahier des charges précis. Ainsi, le poids et la puissance des protos des deux catégories seront fixés à respectivement 1030 kilos et 500 kW (680 ch). Le châssis LMDh devra obligatoirement être produit par l’un des quatre constructeurs agréés (Dallara, Ligier, Multimatic et Oreca), tandis que les concurrents LMH seront libres de fabriquer leur propre châssis. Concernant l’aérodynamique, chaque concurrent sera libre de sa carrosserie, en respectant là aussi un cahier des charges précis et équivalent.

Détails à peaufiner
Bien évidemment, quelques «détails» restent à régler. Parmi ceux-ci, citons celui des systèmes hybrides, communs pour LMDh (probablement celui de McLaren) et libres pour les engagés LMH. Le second n’est pas moins important, puisqu’il concerne l’utilisation d’une chaîne cinématique à quatre roues motrices pour le LMH, contre celle d’une simple propulsion concernant les prototypes LMDh. Voilà pour l’essentiel qui, comme évoqué ci-dessus, sera d’une lecture plus facile lorsque la catégorie aura été baptisée. Néanmoins, il est aujourd’hui permis de préciser l’énorme avantage apporté par la convergence technologique: cette dernière permettra aux concurrents de, dorénavant, s’aligner dans les championnats IMSA et WEC sans balance de performances.

Quels plateaux?
L’intérêt manifesté (rien d’officiel cependant) par Porsche, McLaren (pour le LMDh), Ford et Ferrari (qui rejoindraient Toyota, Glickenhaus et Peugeot en LMH) en dit long sur l’engouement pour la nouvelle discipline reine. A tous ces constructeurs, il faut également ajouter  les constructeurs déjà engagés en IMSA, tels Mazda, Nissan et Cadillac. En outre, la grille de départ pourrait être complétée par les actuelles LMP2, des voitures dont les prix d’achat et d’exploitation sont quasiment aussi élevés que les projections pour la nouvelle catégorie. Les concurrents utilisant actuellement ces voitures passeront-ils à l’échelon supérieur, où «redescendront-ils» sur la marche inférieure, le GTE? Ce même GTE constitué de constructeurs désormais attirés par les nouveaux prototypes subsistera-t-il? Autant de questions sans réponse. Affaires à suivre, donc, même si une chose est déjà certaine: le monde de l’Endurance fait enfin sa révolution.

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