Mazda, la légèreté dans la peau depuis 100 ans

Si Mazda fête ses 100 ans d’existence cette année, la firme d’Hiroshima n’a pas commencé son histoire en bâtissant des voitures, mais bien en fabriquant des bouchons de liège. Effectivement, il faut alors attendre plus de 11 ans et le début des années 1930 pour voir le  constructeur se lancer dans l’assemblage d’un utilitaire à trois roues à plateforme de chargement ouverte. Baptisé Mazda-Go, le tricycle est le premier modèle d’un segment qui prendra par la suite le nom de «voiture rickshaw». Sur le réservoir, un logo représentant trois diamants fait référence au constructeur chargé de la distribution des Mazda jusqu’en 1936, en l’occurrence Mitsubishi.

 Ce n’est qu’après la guerre et la période de reconstruction qui en découle que le constructeur d’Hiroshima se lancera (on est alors en 1960) dans l’assemblage de sa première voiture de tourisme. Micro-coupé à deux portes, la R360 étrenne un moteur à quatre temps plus silencieux et plus économe en carburant que les moteurs à deux temps utilisés par la concurrence de l’époque.  Si le petit bicylindre en V de 360 cm3 ne produit que 16 ch, il permet tout de même de mouvoir facilement l’engin de 380 kg, un poids rendu possible par un gros travail d’ingénierie. Ainsi, sous le capot arrière, les mécaniciens optent pour des culasses en aluminium et un alliage de magnésium pour le carter de transmission et le carter d’huile. Le capot est également en aluminium, tandis que la lunette arrière utilise un plexiglas spécialement développé. La structure monocoque sans cadre du châssis, quant à elle, offre des avantages supplémentaires en matière de poids ainsi qu’une sécurité supérieure à la moyenne en cas d’accident.

Véritable best-seller
Méconnue chez nous, la R360 a rencontré un succès retentissant sur le marché national. Abordable – et adorable! – petit coupé, la nippone s’est rapidement établie en véritable référence sur le marché des microvoitures, surpassant très rapidement la concurrence; dès le premier jour de commercialisation, l’auto se vendit à 4500 unités. Ensuite, elle partira à la conquête du segment – florissant à l’époque – des «kei cars» (microvoitures). Elle s’est en outre adjugée 15% des ventes du marché automobile national. Ainsi était atteint l’objectif du gouvernenemt, à savoir soutenir l’industrie automobile nationale, en encourageant la vente de modèles abordables et donc accessibles au plus grand nombre. Bref, la R360 fut une voiture décisive pour Toyo Kogyo, le nom d’alors de celui qui s’appelle aujourd’hui Mazda Motor Corporation. Mais le succès commercial n’est rien compte tenu de ce que la R360 fit naître à Hiroshima, à savoir une obsession pour les «régimes minceur». Une philosophie que l’on retrouve encore à l’heure actuelle dans les productions du constructeur comme en témoigne la dernière génération de MX-5, un auto qui profitera par ailleurs d’une série limitéee pour célébrer les 100 ans de la marque.

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