Pas de géant pour la puce

ÉVOLUTION Toyota élève sa Yaris à un nouveau niveau en la parant d’un design tranchant, d’un cockpit élégant, d’un châssis plus performant et d’une propulsion hybride revisitée.

Dix ans et deux liftings plus tard, Toyota lève le voile sur la Yaris de quatrième génération. Conçue à partir d’une feuille blanche, la petite japonaise repose sur une nouvelle plateforme à la rigidité accrue et à l’empattement allongé de 50 mm (2,56 m). La carrosserie a  aussi vu sa rigidité s’accroître, via l’ajout de renforts à la proue, la poupe et le long du tunnel central.

Sur cette base mécanique repose une carrosserie au style à la fois attractif et bien proportionné. Les traits tendus et la ligne de ceinture basse semblent converger vers une calandre imposante, qui est cernée de phares à LED. Peu importe où porte le regard, la Yaris dégage une belle assurance. 

L’habitacle, où les matériaux de choix sont légion, est le principal gagnant de l’augmentation des dimensions de la citadine. Les sièges avant ont été positionnés plus bas et 60 mm plus en arrière, offrant aux passagers une plus grande liberté de réglage; à l’arrière, l’habitabilité est correcte pour le segment. Les sièges ont été bien pensés, de même que la visibilité, qui est exemplaire. Les principaux instruments de bord tombent, par exemple, pile dans le champ de vision du conducteur, avec un certain nombre d’entre eux qui ont migré dans le système d’infodivertissement. Si cela ne suffit pas, un affichage tête haute avec projection des informations directement dans le pare-brise fait partie des équipements à la demande. L’acheteur n’aura pas trop à ouvrir son porte-monnaie pour les équipements de sécurité active, car un grand nombre d’entre eux sont de série. On apprécie aussi l’insonorisation de l’habitacle, la finition, le choix des matériaux et des couleurs, le tout au sommet du segment. 

S’agissant encore d’une version de présérie, Toyota a laissé de légers camouflages sur les bas de caisse des Yaris testées. 

Une technique de pointe
Toyota, spécialiste de la propulsion hybride, n’a eu de cesse de faire évoluer cette technologie au cours des vingt dernières années; à ce titre, la Yaris dispose des toutes dernières évolutions. Le morceau de bravoure de la citadine est certainement le nouveau trois-cylindres 1,5 litres. Toyota aime mettre en avant la levée des soupapes qui est pilotée électriquement ou l’optimisation des frictions dont le 3-cylindres a fait l’objet. La machine électrique est solidaire de la transmission à engrenage planétaire, pilotée électroniquement (E-CVT); un mode permet l’accroissement de la récupération de l’énergie. Cette dernière ira se stocker, non plus dans une batterie en nickel-hydrure de métal, comme par le passé, mais dans des accus lithiums-ions. Cette batterie n’est pas seulement plus légère; elle promet aussi un rendement thermique bien meilleur. Les émissions de CO2 et la consommation s’en trouveraient améliorées, même si les chiffres ne sont que préliminaires, l’homologation n’étant pas terminée. Les chiffres font état de 86 g/km de CO2 dans le cycle WLTP et d’une autonomie de 55 km en mode électrique; il faudrait 10,3 s au trois-cylindres de 116 ch pour sprinter de 0 à 100 km/h.   

Si Toyota aime mettre l’accent sur la version hybride de la Yaris, il n’oublie pas les versions thermiques, puisque deux blocs 1,0 et 1,5-litre complètent la gamme. Ce dernier, on s’en doute, est identique à celui employé sur la version hybride, mais les spécifications techniques complètes ne seront révélées que peu de temps avant sa commercialisation (à l’été 2020). 

L’agrément de conduite au rendez-vous 
Bien que la nouvelle Yaris ne soit pas encore prête pour la série, Toyota nous a donné l’opportunité d’en prendre le volant. Premier constat, la position de conduite abaissée et le nez plongeant ont pour effet de faire disparaître la proue du champ de vision. La direction précise permet de viser les points de corde avec précision, tandis que le châssis à la fermeté agréable (jambes élastiques à l’avant et train arrière à essieu semi-rigide) garantit un bon compromis entre dynamisme et confort. Le moteur, la boîte de vitesses et le flux d’énergie électrique coopèrent en une parfaite harmonie, mais il faut savoir être fin avec le dosage de l’accélérateur pour en tirer le meilleur. On est aussi séduit par l’agilité, la praticité et l’exhaustivité des équipements de sécurités. Les faibles coûts d’exploitation, promis par Toyota, seront à vérifier lors d’un test approfondi. Ceux-ci dépendront notamment du budget initial pour acquérir la Yaris, mais il faudra attendre le début de la commercialisation pour savoir si la japonaise se vendra bien. A l’heure actuelle, elle se pose comme une proposition cohérente, qui a fait un saut de qualité important depuis la dernière génération. A tous points de vue!

Vous trouverez la fiche technique de ce modèle dans la version papier de la Revue Automobile.

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