Bugatti rend hommage à la mythique EB110

Depuis qu’elle est dirigée par Stephan Winkel-mann, Bugatti n’en finit plus de valoriser sa Chiron; l’année dernière, la firme italienne profitait du Concours d’Elégance de Pebble Beach pour dévoiler la Divo, conçue pour les virages et produite à seulement quarante exemplaires. Quelques mois plus tard, l’entreprise débarquait sur les berges du Léman avec ce qu’elle jurait être la voiture la plus chère du monde, La Voiture Noire. Un bijou unique d’une valeur de 12 millions d’euros acquis – selon la rumeur – par celui qui avait, en 1993, fait du rachat de Bugatti par Volkswagen une réalité, Ferdinand Piëch. S’il est permis de douter que l’ancien président du conseil de surveillance de Volkswagen ait déboursé une telle somme pour obtenir l’engin, il semblerait tout de même que les déclinaisons de la Chiron assemblées à un seul exemplaire, ou, du moins, en très faible quantité, soient très rentables pour la firme de Molsheim. En témoigne la Centodieci, limitée à 10 exemplaires, tous déjà vendus, et ce au tarif faramineux de huit millions d’euros chacune! «Avec la Centodieci (ndlr: de l’italien 110), nous rendons hommage à l’EB110», déclare Winkelmann. Qui continue: «Nous sommes fiers de la longue histoire de Bugatti dont l’EB110 fait intégralement partie.» Pour mémoire, l’EB110 avait vu sa production s’exporter dans l’usine italienne de Campogalliano. Le propriétaire de l’époque, Romano Artioli, ouvrait les portes de l’usine le 15 septembre 1990, jour du 109e anniversaire d’Ettore Bugatti. C’était sciemment qu’il avait choisi le site de Campogalliano, en Émilie-Romagne, lequel présentait un avantage de taille: il se trouve dans la région italienne où sont implantées les grandes marques de voitures de sport, ce qui lui avait permis de recruter facilement des collaborateurs expérimentés pour son projet. Un an plus tard, soit le jour du 110e anniversaire d’Ettore Bugatti, R. Artioli présentait au public la supersportive EB110. D’où le nom du véhicule: EB pour les initiales d’Ettore Bugatti et 110 pour son 110e anniversaire.

«Réinterpréter» l’original
«Le défi consistait à ne pas reprendre tel quel le design de la voiture historique. Nous souhaitions réinterpréter de manière moderne la ligne et la technologie de l’époque», explique Achim Anscheidt, designer en chef chez Bugatti. En lieu et place des deux feux arrière en forme de pastille de l’EB110, la Centodieci mise sur une large sortie d’air qui vise à rendre la gestion thermique du moteur plus efficace. Tout comme sur l’EB110, le moteur, un W16 de 1600 ch, apparaît sous une vitre transparente. Enfin, l’aileron qui s’étend à l’arrière sur toute la largeur est, lui aussi, dans l’esprit de l’EB110. En comparaison avec la Chiron, le poids à vide de la Centodieci est réduit de 20 kg. Le mérite revient à de nombreux écrémages, comme des essuie-glaces revus et des stabilisateurs conçus en fibre de carbone.

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