La Volvo Girl de l’Est

PASSION AUTOMOBILE Une jeune Tatare explique comment l’amour pour Volvo trouve son origine dans un accident auquel elle a survécu par miracle.

Vous voulez leur parler?», demande la jeune femme blonde à mes côtés alors que je jette un bref coup d’oeil en direction des designers de Polestar. Elle me dit connaître ces personnes. Elle me fait savoir qu’elle est la Volvo Girl. Sans attendre ma réponse, elle commence à raconter son histoire… Annika Miftakhova, 25 ans, af_ rme posséder deux passeports, russe et _ nlandais. Elle con_ e parler couramment les deux langues. Mais elle-même ne se sent appartenir à aucune des deux nations: elle est Tatare, autrement dit originaire de la région du Tatarstan (ouest de l’Oural), dans les plaines d’Europe de l’Est. Elle a 12 ans quand, pour aller fêter le Nouvel-An 2005/2006 avec son père et sa petite cousine, ils prennent la route à bord de leur break familial, une Volvo S60 2.5 Turbo AWD Titanium Grey, qui af_ che un an et demi d’âge. Incroyable, Annika Miftakhova peut se souvenir du moindre détail! Il s’agit, poursuit-elle, de couvrir les 1240 km qui séparent Moscou de leur petite maison de vacances à l’ouest d’Helsinki, capitale de la Finlande. Le trajet passe par Saint-Pétersbourg.

Tour complet dans les airs
Le grand axe de circulation à trois voies qu’emprunte à un moment donné la Volvo est verglacé, me dit-elle, et la piste permettant de doubler est vierge de tout véhicule. Pour l’instant en tout cas! «Soudain, tout au loin, un camion commence à doubler une voiture de tourisme au moment même où un second camion en fait de même. Il arrive de front dans notre direction, narre Annika. Mon père braque à fond et nous dévalons un talus à droite de la chaussée avant de décoller.» La S60 aurait alors fait un tour complet dans les airs avant de retomber sur ses quatre roues dans près d’un mètre de neige, et cela après avoir frôlé deux arbres de quelques centimètres. Quel choc! Alors qu’elle me raconte les événements dramatiques de cette journée-là, les yeux d’Annika s’embuent. «Notre Volvo n’avait qu’une bosse sur la portière arrière gauche et un morceau de plastique avait été arraché. Sinon, il ne manquait rien à la voiture.» Dans un premier temps, elle n’évoque pas les éventuelles blessures qu’elle aurait pu subir ou dont les autres passagers auraient pu être victimes. Seul les dommages sur la Volvo semblent dignes d’être mentionnés. Puis, elle se ravise en annonçant une bonne nouvelle: tous les passagers sont sains et saufs! «Notre S60 a été extraite de la neige et nous avons pu poursuivre notre voyage pour la Saint-Sylvestre avec grands-parents, oncles et tantes! Depuis lors, je suis une fan indéfectible de la marque suédoise. J’écris des articles pour un blog consacré exclusivement à Volvo et Polestar, déclare, rayonnante, Annika. Et j’ai mal au ventre quand j’apprends qu’une Volvo a été endommagée! » La sympathique jeune femme n’a pas eu la vie facile pendant son enfance et sa jeunesse: ses parents ont divorcé très tôt. Quant aux amis, elle n’en aurait pas eu beaucoup. «C’est la raison pour laquelle les automobiles sont devenues mes amies et que je suis entrée dans les habits de la Volvo Girl.» A ce moment précis, le visage d’Annika Miftakhova rayonne et nous nous saluons dans une ambiance de grande cordialité

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