AUDI A7: PLUS SPORTIVE ET PLUS NUMÉRIQUE

Le coupé cinq portes d’Audi se fait plus athlétique dans son design sans révolutionner les codes esthétiques de la marque. L’habitacle prend le virage de la digitalisation.

A sa façon, douce et discrète, sans souffle révolutionnaire, Audi entame un «renouvellement et un rajeunissement de sa gamme», comme l’explique le patron du constructeur bavarois Rupert Stadler. Cette relecture des codes esthétiques vient de prendre corps avec l’A8, le vaisseau amiral de la marque aux quatre anneaux. Elle se poursuit avec l’A7, dont la seconde génération a été dévoilée en première mondiale le 19 octobre à Ingolstadt, berceau d’Audi, où trône depuis août un nouveau centre de design fort de 600 collaborateurs. «Alors que l’A8 incarne la prestance bourgeoise de notre production, l’A7 Sportback symbolise le visage dynamique du haut de gamme tel que nous le concevons. Avec son métissage de sportivité et d’élégance, elle est le porte-drapeau de notre philosophie du Grand Tourisme», souligne Rupert Stadler.

Le coupé cinq portes, lancé en 2010 et commercialisé à 200 000 exemplaires surtout dans ses marchés phares que sont les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne, possède une silhouette plus athlétique que son devancier. La face avant se distingue par un dessin agressif: long capot-moteur plongeant traversé de quatre nervures, calandre Singelframe plus large et rabaissée dotée de barres verticales chromées, entrées d’air plus cubiques que sur la version précédente et optiques effilés trahissent la volonté d’encanailler le véhicule.

Une fois n’est pas coutume, le restylage le plus visible concerne l’arrière, avec un bouclier new look et une bande rouge intégrant les feux qui parcourt sur toute la longueur le hayon. Celui-ci intègre un spoiler qui se déploie automatiquement à une vitesse de 120 km/h. S’agissant des optiques, Audi souligne que le système d’éclairage est entré dans l’ère de la digitalisation. Les feux, composés de treize barrettes verticales, proposent une animation lumineuse personnalisée au gré des situations (par exemple, quand les portes ne sont pas fermées, un signal lumineux permet d’avertir le conducteur). La version la plus sophistiquée de ce dispositif est constituée par le HD Matrix LED, des phares à diodes à faisceau matriciel.

L’A7 de seconde génération conserve sa longue ligne de toit fuyante, alors que les flancs sont davantage sculptés que sur l’ancien modèle. La sportivité du coupé est accentuée par les porte-à-faux avant et arrière courts (92,7 cm et 1,11 m), la garde au sol rabaissée, ainsi qu’une hauteur d’à peine 1,42 m. Le véhicule affiche une longueur de 4,96 m et un empattement de 2,92 m.

Quant à l’habitacle, il reprend en grande partie le dessin de la dernière A8. Le tableau de bord est construit autour d’une architecture aux lignes horizontales. Très épuré, voire minimaliste, l’intérieur se caractérise par un mélange sport chic de cuir (partie supérieure de la planche de bord), d’aluminium (console centrale, encadrement du combiné d’instruments, clinches de portière, ouïes d’aération notamment) et de carbone (console centrale).

A l’échelle du système multimédia, la molette MMI et le pavé tactile passent à la trappe, comme sur l’A8. Soucieux, nous l’avons écrit, de basculer dans l’ère de la numérisation, Audi dote l’A7 de deux écrans tactiles. Intégré au tableau de bord, le plus grand (10,1 pouces) abrite l’infodivertissement avec un menu à douze entrées et système de reconnaissance vocale. Logé sur la console centrale, le second (8,6 pouces) gère la climatisation et les fonctions de confort. Il est possible de déterminer les températures par simple mouvement des doigts.

L’Audi A7 sera initialement motorisée par une vieille connaissance, le 3 l V6 TFSI de 340 ch pour un couple de 500 Nm. Ce bloc turbocompressé est couplé à la boîte automatique S tronic sept rapports. Il sera doté d’un système d’hybridation douce (MHEV). D’autres quatre et six-cylindres essence et diesel suivront. Le 3.0 V6 TFSI sera commercialisé en Suisse en mars 2018 à un prix de base de 87 800 francs. Au niveau du châssis, le constructeur d’Ingolstadt propose un différentiel sportif associé à la transmission intégrale permanente quattro. En matière d’aides à la conduite, le dernier modèle du constructeur aux quatre anneaux reconduit le pilote automatique Audi AI Traffic Jam et le Remote Garage Pilot.

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