PREMIER CONTACT: KIA STINGER GT

Avec la Stinger, Kia réussit une symbiose entre esthétique au charme subtil, haute technologie et performances.

Mini ou maxi: Kia répond toujours présent. Sa palette de modèles va de la citadine au SUV et elle est toujours à la pointe tant sur le plan esthétique que mécanique. Avec la Stinger GT, le constructeur coréen s’offre une partie de plaisir. Cette grande routière se distingue par un design où la sportivité rivalise avec l’élégance, une technique sophistiquée et un habitacle à la dotation luxueuse. A l’échelle mondiale, Kia propose trois motorisations et, au choix, la propulsion ou la traction intégrale. La Stinger se posant en navire amiral de la marque, Kia Suisse ne commercialisera que la version haut de gamme 3,3 l V6 biturbo (370 ch) quatre roues motrices.

Pratiquement la copie conforme du concept car

Cette sportive très performante, dont la commercialisation dans notre pays va débuter fin novembre, s’inspire de l’étude GT présentée il y a six ans au Salon international de Francfort. Pour le centre européen de design de Kia, qui a justement son siège dans la ville allemande, transposer son design et son concept le plus fidèlement possible sur un modèle de grande série a été un authentique défi. Kia l’a relevé avec maestria. La partie avant brille par son Tiger Nose étiré (mufle du tigre) avec un porte-à-faux court et se poursuit avec des lignes effilées et des flancs modelés jusqu’à la poupe. Sur cette partie, en revanche, le porte-à-faux est plutôt long.

C’est manifestement le design originel qui a incité le constructeur coréenà baptiser le modèle de série Stinger GT (une extrapolation du mot anglais «sting», qui signifie piquant). Sorties d’air griffant le long capot-moteur, ouïes d’aération généreuses sur le bouclier avant, diffuseur en forme de branchies, les éléments sportifs ne manquent pas. Ils sont renforcés par les jantes en alliage léger 19 pouces à monte pneumatique mixte. Le train avant est équipé de pneus 225/40. A l’arrière, on trouve des 255/35. Cette Stinger GT au soubassement caréné accuse un poids à vide de 1900 kg. La 4-portes à 5 places offre une capacité de chargement qui va de 406 à 1115 l.

Du punch à revendre

Lors d’une prise en main approfondie sur circuit et sur des routes ouvertes en Espagne, la Stinger a montré ce qu’elle avait dans le ventre. Les sièges avant sont relativement bas et rapprochés du centre de la voiture. Avec le réglage électrique des sièges et le volant en cuir à méplat réglable lui aussi, trouver une position de conduite idéale est un jeu d’enfant. Les sièges Sport garantissent, eux, le maintien latéral souhaité. Les cadrans circulaires au style sportif sur le tableau de bord sans fioritures ainsi que les manettes de commande bien placées insufflent un bon feeling. Un luxueux cuir Nappa et le velours du ciel de pavillon accroissent encore l’ambiance de luxe, la précision de montage des matériaux renforçant cette impression.

Une simple pression sur le bouton de démarreur réveille le 3,3-l V6 biturbo à injection directe placé en position longitudinale dont la sonorité suscite d’emblée une foule d’émotions. Ce moteur est associé à une inédite boîte automatique maison 8 rapports dont le convertisseur de couple est combiné à un pendule centrifuge censé amortir les vibrations torsionnelles. Mais mettons le levier de vitesses sur D et démarrons. Nous constatons que la Stinger GT tient toutes ses promesses. La vigueur des réactions, même à bas régimes, et le mordant des accélérations jusqu’à la zone rouge, caractérisent la chaîne cinématique. L’étagement de la boîte, qui a des réactions instantanées, est en parfaite harmonie avec le caractère du moteur. Cela est évident sur circuit où les courbes aux rayons les plus divers obligent à jongler avec les palettes au volant. L’agrément de conduite en est décuplé. Le potentiel disponible sous le pied droit est impressionnant: 370 ch à 6000 tr/min et un couple de 510 Nm de 1300 à 4500 tr/min mettent l’eau à la bouche. Le 0 à 100 km/h est annoncé à 4,9 s, la vitesse de pointe à 270 km/h. Pour la Stinger GT, Kia revendique une consommation mixte de 10,6 l/100 km tandis que les émissions de CO2 se situent à 244 g/km. La capacité du réservoir est de 60 litres.

La Stinger GT reste aisément maîtrisable, même à ce niveau de performances. La carrosserie est constituée à 55% d’acier haute résistance, ce qui améliore la résistance à la torsion pour les trains roulants ancrés sur des berceaux auxiliaires. A l’avant, on trouve des jambes McPherson avec amortisseurs hydrauliques à gaz, à l’arrière un essieu multibras avec bras oscillants jumelés, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs à gaz. En outre, les essieux comportent des barres antiroulis.

La Stinger possède un système de suspensions adaptatives à pilotage électronique (ECS). Pour ce faire, une molette permet de sélectionner cinq modes de conduite (Smart, Eco, Comfort, Sport, Sport+). Le moteur électrique de l’assistance de direction est monté directement sur la crémaillère, ce qui améliore la réactivité et réduit les vibrations. Quel que soit le mode de conduite, la stabilité et la tenue de cap sont remarquables. L’étagement entre les rapports inférieurs est finement réglé. En mode Sport, la direction et les trains roulants sont nettement plus incisifs sans être pour autant d’une dureté excessive.

Cerise sur le gâteau, Kia propose une traction intégrale intelligente. En conditions normales, la Stinger est une pure propulsion, le train avant intervenant en fonction de la qualité de la route ou du style de conduite, en l’occurrence au maximum à hauteur de 45%. Sur route normale, le mode Sport+ avec ESP déconnecté n’est assurément pas un must. Mais avec les autres modes de conduite, les occupants voyageront très confortablement dans une atmosphère détendue. Cela correspond mieux à la vocation de la Kia Stinger, qui joue à la perfection sur tous les registres, qu’il s’agissse de conduite le coude à la portière ou de prise en main sportive.

Sécurité tous azimuts

Compte tenu de son potentiel, et il est immense, la Kia Stinger est bien armée avec des freins à disques Brembo, ventilés à l’avant, d’un diamètre de 350 et 340 mm. Le système de freinage ralentit la voiture avec une grande efficacité et, au besoin, avec mordant.

L’ABS avec répartiteur électronique de la force de freinage et l’ESP sont évidemment au menu, tout comme le programme de stabilité électronique (ESC). Celui-ci intervient au freinage ou dans les virages dès la moindre perte de motricité. Parmi les autres aides à la conduite figurent l’assistance au freinage d’urgence autonome, le système d’identification des piétons, le régulateur de vitesse adaptatif, l’assistant de maintien de voie, le détecteur d’angle mort ainsi que la caméra à 360°. Enfin, Kia innove en équipant pour la première fois l’une de ces voitures d’un détecteur de fatigue qui met le conducteur en garde acoustiquement et visuellement dès les premiers signes de somnolence. La sécurité passive, quant à elle, est garantie par des aciers à haute résistance pour la carrosserie et sept airbags (conducteur, passager, latéraux, rideaux, genoux).

Cocon douillet

Kia positionne sa Stinger en tant que grande routière sportive offrant à ses passagers une atmosphère cosy aussi et surtout lors de longs voyages. Ainsi, le conducteur dispose-t-il d’un volant chauffant ainsi que d’un affichage tête haute qui reproduit sur le pare-brise les informations importantes relatives à la conduite et qui lui évite de consulter l’instrumentation sur le tableau de bord. Par ailleurs, les sièges avant sont chauffants et ventilés et l’intensité de la climatisation automatique se règle avec subtilité.Tous les systèmes audio et inforécréatifs embarqués sont innovants et d’un très haut niveau de qualité. Ils comportent notamment un écran 8 pouces pour la navigation et la caméra de recul. L’écran tactile permet aussi de piloter le système d’infodivertissement avec Surround Sound System Harman/Kardon et quinze haut-parleurs. Ce système intègre une technologie qui restitue les signaux audio ayant disparu lors de la compression numérique de la musique et qui garantit une acoustique quasiment digne d’une salle de concert. La console centrale propose en outre la recharge sans fil pour smartphone et Bluetooth, le tout de série.

Proposition alléchante

La Stinger GT fait son entrée dans un segment considéré comme un marché de niche. Si la concurrence n’y est pas exacerbée, il s’agit en revanche d’une chasse gardée, celle des constructeurs premium allemands. A priori, la nouvelle Kia a de bonnes cartes à jouer, d’autant plus qu’elle a été mise au point sur la Nordschleife pour combler les désirs des automobilistes européens amateurs de conduite sportive. D’autres arguments qui plaident en sa faveur sont sans nul doute la transmission intégrale, le performant V6 biturbo et la boîte automatique 8 rapports.

Mais la nouvelle Kia marquera aussi des points, en plus de son confort et de ses performances, par une dotation de série qui comblera les clients les plus exigeants. Son argument massue devrait toutefois être son prix, qui sera difficile à battre dans le segment cible. Kia Suisse propose en effet la Stinger GT, avec toutes les fonctionnalités décrites ci-dessus et un équipement complet, au prix de 57 950 francs. La liste des options n’est pas longue: on n’y trouve qu’une peinture métallisée facturée 890 francs. Ah oui, j’allais oublier le Safety Bag (deux gilets de sécurité, un triangle de panne et une trousse de premiers soins), vendu 43 francs. Les voitures neuves commercialisées en Suisse n’en sont en général pas équipées, bien que les gilets et les triangles de signalisation soient obligatoires dans notre pays. Il est vrai que les acheteurs sont la plupart du temps déjà en possession de ces accessoires, qu’ils reprennent de leur précédente voiture.

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