IL ÉTAIT UNE FOIS…

L’engouement pour la voiture ancienne est sans précédent. Que révèle cette passion? La nostalgie d’une époque révolue? Est-ce un moyen de se démarquer dans le conformisme de la société actuelle? Tant de questions qui peuvent amener autant de réponses différentes qu’il y a d’individus. Le succès des salons comme le Swiss Classic World de Lucerne, l’OTM de Fribourg ou, à l’étranger, le salon Rétromobile de Paris sont autant d’exemples qui démontrent le dynamisme du marché de la voiture ancienne. Sur Internet ou dans la presse, quantité de publications sont apparues ces dernières années.

Bien que les voitures actuelles soient des objets fabuleux du point de vue technologique, les normes de sécurité ou d’émissions de polluants et les contraintes de rentabilité industrielle ont la fâcheuse tendance à standardiser  les produits, alors que les voitures anciennes conservent un capital émotionnel particulièrement fort. Qu’elles aient été produites en petite série comme les voitures de luxe ou de sport, ou alors qu’elles soient de véritables icônes populaires comme la 2CV, la Fiat 500, ou pour les plus récentes la Peugeot 205, la production automobile d’avant les années 90 est le symbole d’un monde et d’un mode de vie aujourd’hui révolus, faits de liberté et de rêves les plus fous.

L’automobile de cette époque renvoie à l’histoire (la DS du général de Gaulle ou la Lincoln de Kennedy, la 4CV symbole des congés payés), la culture (l’Aston de James Bond ou la Volvo du Saint) et bien entendu au sport avec les exploits des pilotes dans les disciplines et courses les plus diverses. Qui n’a pas de souvenirs de son enfance en lien avec l’automobile?

L’automobile ancienne traduit aussi une certaine idée du beau geste, de l’excellence technique, du travail manuel soigné. Les galbes de carrosserie tracés sur un croquis par un artiste prennent vie dans la tôle ou l’aluminium entre les doigts de fée d’un sculpteur qui y consacrera le temps nécessaire pour les façonner. Un monde à des années-lumière de la production de masse d’aujourd’hui.

Au XXIe siècle, il m’apparaît de plus en plus que l’automobile soit désormais devenu le symbole des ennuis en cascade et de la contrainte; la liberté, devenue virtuelle, s’étale désormais sur les réseaux sociaux. Qu’en restera-t-il dans
50 ans?


SOMMAIRE RA N°21/2017 (25.05.2017)

A la une
Marché La voiture ancienne est-elle une valeur refuge?
Actu
NOx L’Empa travaille à l’optimisation des catalyseurs
Versoix Chantier gigantesque
Permis La révision que propose Berne est critiquée
Technique
Utilitaires L’importance de bien sécuriser le chargement
Essai et première
Mazda 3
Seat Ibiza
Sport
Formule E Sébastien Buemi conquiert Paris
WRC Ogier en maître
Slalom de Bière Dans un mouchoir de poche
Indycar Alonso ambitieux
DTM Helvètes à la peine

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