CAYENNE EN CUISINE

L’actuelle génération du plus épicé des SUV s’apprête à voir son successeur débuter sa carrière à l’automne. Quoi de mieux qu’une tournée des grands ducs en guise d’adieux?

SUV sportif

Apparu en 2002, le Porsche Cayenne a apporté sa dose de piquant au segment des SUV, grâce à ses réelles aptitudes sportives. La génération actuelle, la seconde, lancée en 2010, s’apprête à tirer sa révérence. A l’aube de son remplacement, nous profitons d’un dernier road-trip à son volant sur un itinéraire qui nous mène de Zurich à Andermatt, avec comme étapes quelques-unes des tables les plus intéressantes de la région.

70% de la production

Autour des amuse-bouches concoctés par Hans-Peter Hussong du «Wirtschaft zum Wiesengrund», Julien Baumann, responsable marketing pour les SUV chez Porsche, nous parle de l’importance qu’ont prise les SUV pour la marque. «En 2016, nous avons battu de nouveaux records de vente, avec 167 000 SUV, dont 95 000 Macan.» Ce qui représente pas moins de 70% de la production totale de Porsche. L’apparition d’un troisième modèle aux côtés du Cayenne et du Macan ne semble pas à l’ordre du jour du côté de Zuffenhausen. «Nous sommes pour l’heure très satisfaits  de la gamme actuelle. On peut effectivement s’interroger sur l’utilité d’apporter un troisième SUV ou une nouvelle déclinaison à la gamme. La question subsidiaire sera bien évidemment en lien avec la clientèle: dans quelle mesure est-ce que ce troisième membre de la famille cannibalisera les autres modèles?»

Toujours au top

Est-ce que le Cayenne accuse le poids des ans? Peut-être dans le style et la présentation, surtout depuis que la marque a présenté la nouvelle interface de commandes dans la Panamera. Les forêts de boutons de la console centrale ont pris un gros coup de vieux, il est vrai. En ce qui concerne les prestations dynamiques en revanche, le Cayenne peut sans rougir conserver le statut de référence. Les virolets qui bordent le lac des Quatre-Cantons et qui nous mènent vers Seedorf permettent de mettre en exergue les qualités du châssis. La maîtrise du roulis ainsi que l’agilité nous font aisément oublier que nous avons pris place à bord d’un engin de 4,86 m de long, près de 2 mètres de large et qui accuse plus de 2 tonnes sur la balance. De quoi nous mettre en appétit pour la seconde étape culinaire chez René Gisler au Schloss A Pro de Seedorf.

Un régal à tous points de vue

Notre Birnenweggli et un petit café avalés pour clore notre repas, il est temps de reprendre la route. Les contreforts du Gothard et leurs virages envoûtants vont se présenter à nous. Une fois n’est pas coutume, nous montons à bord du Macan Turbo «Performance Pack». Kesako? Tout simplement une version un peu plus costaude du Macan Turbo, qui développe 440 ch (contre 400 ch) et 600 Nm (contre 550). L’équipement se veut encore plus raffiné que dans la Turbo classique et le comportement plus sportif. Notons la présence de l’échappement sport, une assiette abaissée de 15 mm, des rapports de boîte au passage éclair, un système de freinage surdimensionné et un capot- moteur partiellement composé de carbone. Un vrai petit bolide très ludique lorsqu’il s’agit de laisser s’exprimer la mécanique, même sous les giboulées de printemps.

Ressources inépuisables

Pour notre retour sur Zurich, nous héritons de la version diesel du Cayenne S. Fort de son V8 de 385 ch et d’un couple de 850 Nm disponible dès 2000 tr/min, la moindre contrariété qui se dresse sur votre passage est avalée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Ajoutez à la recette une sonorité du V8 très plaisante et le tableau frôle la perfection.
Certes, les esprits plus chagrins pourront toujours arguer qu’un SUV est une ineptie en termes d’efficience et écologie. On est d’accord ou du moins on accepte la critique. C’est dans cet esprit que le Cayenne S E-Hybrid a été présenté à fin 2014. L’idée n’était pas seulement d’en faire un SUV «responsable», mais aussi une alternative aux moteurs thermiques avec des prestations toujours de haut vol.

Que nous mitonne-t-on du côté de Stuttgart?

La troisième génération de Cayenne est en fin de développement. Connaissant la capacité de la marque à toujours faire évoluer ses modèles dans la bonne direction, il ne fait aucun doute sur les prestations de la prochaine mouture. Ce d’autant qu’elle devrait hériter de la plateforme des actuels Audi Q7 et Bentley Bentayga, dont les qualités ne sont plus à prouver. Il nous tarde d’en avoir un premier avant-goût.


Wirtschaft Zum Wiesengrund

Hans-Peter Hussong et son épouse Inès officient depuis 27 ans aux destinées du «Wirtschaft zum Wiesengrund» sis au centre de Uetikon. Le chef, assisté de son second Lukas Zehnder, vous embarquera dans son univers fait de produits classiques dont il fait habilement contraster les arômes. Madame veille au confort de ses hôtes à qui elle fera découvrir quelques appellations d’anthologie qui
reposent dans la cave.

Gault & Millau: 18, Michelin: 1 étoile.

Wirtschaft zum Wiesengrund,  Kleindorfstrasse 61, 8707
Uetikon am See.
www.wiesengrund.ch


Schloss A Pro

Depuis son enfance, René Gisler rêvait d’œuvrer derrière les remparts du Château A Pro, situé à quelques encablures du centre du village de Seedorf, tout en rêvant des exploits des chevaliers du Moyen Age. Que ce soit dans la salle des chevaliers, celle d’apparat ou la «chambre verte», le chef et sa brigade s’expriment au travers d’une cuisine fraîche et de saison qui n’hésite pas à mettre à l’honneur les produits locaux souvent méconnus.

Gault & Millau: 13.

Schloss A Pro, Bei der Kirche, 6462 Seedorf.
www.schlossapro.ch


The Japanese Restaurant

Récemment auréolé du très convoité prix de l’«Hôtel de l’année 2017» décerné par Gault & Millau, le Chedi d’Andermatt propose une oasis 5 étoiles au cœur du massif du Gothard. L’hôtel dispose de trois restaurants, dont le Japanese Restaurant. Parmi les experts de la gastronomie japonaise qui y exercent, Tanigushi Kazuki, sushi-master, s’affaire à la confection des sushis  avec une dextérité hors pair.

L’art du saké

Afin d’accompagner sushis, teppanyaki ou tempura dans les règles de l’art, le saké est incontournable. Le Chedi Andermatt abrite une compétence unique en Suisse, celle d’un sommelier spécialisé dans ce breuvage japonais. Agé de 29 ans, Arman Jafri a appris son art au contact des plus grands au Japon et s’attelle à abattre nos préjugés autour du saké. Sa cave abrite un choix impressionnant de breuvages, dont une bouteille (parmi les 7 existantes) du Niizawa Nightflower 2015, le saké le plus exclusif au monde.

Gault & Millau: 16.

The Japanese Restaurant, The Chedi Andermatt, Gotthardstrasse 4, 6490 Andermatt.
www.chediandermatt.com

1 Kommentar

  1. Malheureusement, il me faut vous informer que le contenu de cet article n’est pas juste.
    M. Jafri n’a pas réussi l’examen pour un spécialiste en saké; ni au Japon ni ailleurs. En effet cette histoire est un cas d’imposture.
    C’est aussi la raison qu’il ne travaille plus au Chedi (licencié avec effet immédiat).

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