KOENIGSEGG : UN TRIUMVIRAT POUR GOUVERNER PALEXPO

Pas de nouveauté sur le stand Koenigsegg de Genève mais 3 "mégacars" prêtes à être livrées et qui totalisent plus de 4000 ch.

Agera RS Gryphon

Missile de croisière nucléaire, le BGM-109G Gryphon a été développé par General Dynamics pour le compte de l‘U.S. Air Force durant la dernière décennie de la guerre froide afin de montrer aux Russes que les Américains en avaient aussi dans le pantalon. Cela dit, ce n’est pas en pensant au lanceur que Koenigsegga a imaginé une version spéciale de l’Agera. Non, lorsque le petit constructeur suédois a mis sur pied sa „nouvelle“ supercar, c’est en pensant à la créature mythologique au corps d’aigle greffé sur l’abdomen d’un lion. Rien à voir avec un missile donc, ni même avec une voiture en fait. Mais c’est Koenigsegg, une firme qui fait probablement les voitures les plus exclusives et les plus sportives du monde. Aussi, ne les jugeons pas sur leur manière de désigner leur produit (d’autant plus que cet exemplaire est un „one-off“ commandé par un Ricain qu’on imagine fortuné et doté de goûts… atypiques) mais plutôt sur le produit en lui-même, en l’occurrence une voiture d’un mégawatt. De quoi? D’un megawatt, de mille kW, autrement dit 1360 ch.

Toujours l’Agera RS Gryphon

Édition spéciale de l’Agera RS (elle-même déjà très spéciale), l’Agera RS „Gryphon“ installe effectivement sous son capot un V8 twin-turbo de 1360 ch. Rien que çà! Et la puissance n’est pas la donnée la plus intéressante de ce bolide. Non, la valeur la plus intéressante, c’est le rapport poids puissance affiché par le monstre: 1,025 (1395/1360), soit un chiffre qui a tôt fait de rapprocher l’Agera RS de celle qu’on aime appeler „la première megacar du monde“ chez Koeingisegg, la One (1360 kg pour 1360 ch). A l’extérieure, la belle suédoise se teint de blond en apposant des feuilles d’or sur sa carrosserie en Carbone. A l’intérieur, un casque, lui aussi en carbone et en or, côtoie de l’aluminium anodisé et de l’alcantara.

Regera de série

Voiture méconnue, la Regera est à Koenigsegg ce que la Joconde est à de Vinci: son chef d’œuvre. Dévoilée lors du Gims de 2015, elle n’est censée être produite qu’à seulement 80 exemplaires. Les deux bolides que vous êtes en train d’admirer sont les deux premières voitures destinées à la vente. Cela veut donc dire qu’il aura fallu deux ans à la firme d’Ängelholm (une ville en Suède, pas un meuble Ikea) pour mettre au point son bolide. C’est long. Très long même. Il faut dire que la grande complexité technique de la Regera nous fait relativiser ce laps de temps. Explications.

Dans les méandres mécaniques de la Regera

Munie d’un moteur thermique à 8 cylindres (le même que celui que nous vous décrivions plus haut mais dans une variante moins puissante puisqu’il développe 1100 ch „seulement“) et de trois moteurs électriques dont la puissance cumulée est de 670 chevaux, la Regera n’utilise pas de boite de vitesses. Capable d’atteindre 300 km/h en 10 secondes (plus rapide que la One donc), la reine (Regera signifie « régner » en suédois) pointe à 400 km/h en moins de 20 secondes. La première des deux Regera de série sera livrée à son client dans un teinte British Racing Green. Montée sur des jantes en carbone, elle est finie à l’intérieur dans un cuir Tan. La seconde est peinte en rouge/carbone. Les deux voitures seront livrées à leur possesseur après le Salon de Genève, où elles seront exposées sur le stand de Koenigsegg.

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