SUSPENSE À PALEXPO

Avec Philip Egli contre Marcel Maurer en monoplace et Daniel Wittwer face à Patrick Flammer chez les voitures fermées, les duels ont fait rage au slalom de Genève.

Après la pluie de l’an dernier, c’est un beau soleil qui s’est levé pour entamer la quatrième édition du slalom de Genève les 3 et 4 septembre. Les favoris du championnat n’ont pas manqué le rendez-vous organisé autour du tracé technique de Palexpo, qui  a fourni son lot de batailles… et d’accidents, chose inhabituelle depuis sa création.

egli6Sur les traces d’Egli

Preuve que les concurrents n’étaient pas là pour faire de la figuration, certains ont montré un peu trop d’optimisme au moment d’aborder la chicane du pont qui relie la terrasse de Palexpo avec le parking P49. Premier à en faire les frais, Denis Zimmermann a endommagé l’aileron avant de sa formule BMW lors des essais: «J’ai essayé de passer tout droit sans ralentir comme Philip Egli, mais sa voiture est plus étroite!» avouait-il.

Favori, le Zurichois était bien disposé à rééditer son succès de l’an dernier, mais il allait devoir affronter un excellent Marcel Maurer, révélation de l’année 2016 avec trois victoires. Après deux manches d’essais sous la barre des 2 minutes, les deux rivaux de la classe E2-SS 2 litres ont dégainé tour à tour un excellent chrono  lors  de  la  première manche course: 1’55’’66 pour Maurer, 1’55’’36 pour Egli.

Ce dernier n’avait toutefois touché aucun cône, au contraire du pilote de Längenbühl qui écopait de 10’’ de pénalité. Il lui fallait  donc attaquer de plus belle lors de la seconde manche, balayée par un vent frais. Avec un temps de 1’55’’71, Marcel Maurer ne parvenait pourtant pas à inquiéter Philip Egli, qui dégainait un terrifiant 1’54’’94, soit le nouveau record du tracé!

maurer4Déboires pour «MB»

Chez les voitures fermées, c’était la stupeur: sur la feuille des temps, Martin Bürki n’avait aucun chrono enregistré après la première manche course. «On m’accuse d’avoir manqué une porte, mais c’est faux, et j’ai une vidéo embarquée pour le prouver», martelait le pilote d’Uetendorf. Parvenant à garder son sang-froid, «MB» assurait une seconde manche «prudente» en 2’08’’35 et remportait de justesse la classe E1 1600 cm3 devant son fils Mike, auteur d’un chrono en 2’09’’92 sur la deuxième Polo du MB Motorsport. Le champion suisse des slaloms 2015 a eu chaud, puisqu’il est obligé de gagner à chacune de ses participations s’il veut garder une chance de renouveler son titre à moins d’une défaite de Philip Egli.

Moins chanceux, Thierry Barraud (Renault Clio) s’est fait l’auteur d’une violente sortie de piste lors de la seconde manche course au sein du groupe E1 2000 cm3. Après avoir traversé la chicane du pont sans freiner, le pilote romand a perdu le contrôle de sa machine et a pulvérisé la guérite à l’entrée du parking. Fort heureusement, il s’en est tiré sain et sauf, le tout avec un chrono en 2’10’’67 en première manche qui lui a assuré la 4e place de groupe.

bu%e2%95%a0erki1Wittwer en patron

Aux avant-postes, Daniel Wittwer a dû se défaire du bouillant Patrick Flammer et sa Suzuki Swift S2000. A l’instar de Philip Egli et Marcel Maurer, les deux pilotes alémaniques se sont affrontés de très près avant que Patrick Flammer, trop enthousiaste, n’envoie voler cinq cônes d’affilée dans la dernière manche. 2e du groupe, il a précédé Mike Günthart sur sa Renault 5 «Underdog». Outre Anthony Picard, vainqueur du groupe N, ainsi que Yves Bracelli, victorieux en groupe A, Sylvain Chariatte et Michael Béring ont clairement distancé leurs poursuivants au sein de leurs classes respectives du groupe InterSwiss. Hélas pour le second, les officiels d’Auto Sport Suisse ont rajouté 20’’ à ses chronos en raison d’un nombre de décibels trop élevés produits par sa Honda Civic.

bering1Pénalité discutable

«Je ne comprends pas, regrettait Michael Béring. Elle a roulé cinq ans en Suisse allemande sans problème, et personne ne m’a rien dit depuis que je roule avec. Mais je ne suis pas venu pour m’énerver, et je suis très content de mes chronos.» Conséquence de cette pénalité regrettable, la victoire du groupe E1 2000 cm3 est revenue à une dame, Ruth Scherrer et sa BMW 318is. Terminons avec la victoire de Julien Prevel en groupe E1 plus de 3000 cm3 sur Opel Astra (2’12’’64), chanceux après qu’Albin Mächler (BMW M2) a enchaîné les erreurs dans les deux manches course. Sans ses cônes touchés, le multiple champion suisse de la montagne aurait pu remporter sa classe… Peut-être se vengera-t-il à Drognens, le 2 octobre?

wittwer4

 

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