DE GROS SOUS OUI, MAIS IL EST SURTOUT QUESTION D’AVENIR


SOMMAIRE RA N°19


À LA UNE
Vache à lait: Notre dossier politique avant le 5 juin
DOSSIER
Camions: Toute l’actualité
ACTU
Marché auto: Stabilité en avril
DANS LES CANTONS
Genève: Une nouvelle onde verte verra le jour
INTERVIEW
André Pignat: Le directeur d’Interface se confie
ESSAI/PREMIER CONTACT
Suzuki Vitara: Un bon rapport qualité-prix
Tipo: Le retour de Fiat dans le segment des compactes
SPORT
Spa: Jani sauve les meubles
DTM: Müller et Mortara au top à Hockenheim


Édito


 

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initiative vache à lait

Non, vache à lait met le doigt sur une problématique trop longtemps ignorée par nos instances politiques: l’immobilisme en matière d’investissements routiers. Ces dernières années, seul un tiers des dépenses de la Confédération en infrastructures de transport a été consacré à la route. Ces carences du passé se soldent aujourd’hui, sur les seules routes nationales, par 21 000 heures d’embouteillages cumulées, engendrant un coût évalué entre 1,5 et 2 milliards de francs pour l’économie, soit pour nous, clients et consommateurs, sans parler de l’entretien déficient de certains tronçons car maintes fois repoussé.A plus long terme, c’est la prospérité de notre pays qui est hypothéquée si la situation actuelle perdure. Les PME représentent 99% de notre tissu économique et 60% du transport de marchandises indigène est réalisé par la route. En outre, à l’inverse de ce que les opposants tentent de nous faire croire, les transports publics acheminent 75% de leurs passagers par la route! Est-il encore nécessaire de préciser l’importance de la route pour rien moins que toute la population suisse?

D’un point de vue technique, les ressources financières à l’aménagement des infrastructures routières sont disponibles, au travers des impôts sur le carburant. Il manque simplement les instructions nécessaires afin d’engager ces moyens de manière correcte en faveur de la route, par l’allocation entière de ces ressources à ce domaine et non seulement la moitié comme c’est le cas actuellement. Vache à lait apporte la réponse adéquate à cette problématique, tout en préservant les intérêts de chacun. Prétendre, comme le font les opposants, que l’armée, la formation, la recherche et même les transports publics paieront un lourd tribut à ce «hold-up» ourdi par le lobby routier, relève de la démagogie. Aucun d’entre eux n’a joué les vierges effarouchées devant la baisse des rentrées fiscales consécutives à l’abandon du taux plancher franc suisse-euro, décidé unilatéralementet du jour au lendemain par la BNS en janvier 2015.

En parallèle à vache à lait soumis au peuple, le projet du Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), proposé par le Conseil fédéral, est actuellement en discussion au Parlement. Sur le fond, FORTA permet de répondre aux besoins futurs de la Suisse, et c’est une bonne chose. Il reste cependant un écueil de taille: son financement. Pour l’heure, la proposition du Conseil fédéral est d’augmenter de 4 centimes le litre d’essence à ces fins. A quoi bon? 60% du prix du litre d’essence est déjà constitué de taxes et les usagers de la route contribuent chaque année à hauteur de 9 milliards de francs à l’Etat. Le projet bute d’ailleurs sur ce point devant la commission des transports du National.

Une acceptation de l’initiative vache à lait, le 5 juin prochain, permettra de remettre FORTA pour de bon sur les rails, si je puis dire, dès lors que le texte proposé au travers de l’initiative réglera de facto et une fois pour toute la problématique de financement du Fonds, sans que les usagers de route aient à repasser à la caisse.

Votons donc OUI à vache à lait, nous avons tous à y gagner!

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