UN RENDEZ-VOUS QUE GENÈVE NE PEUT MANQUER


SOMMAIRE RA N°20 (20.05.2016)


À LA UNE
Genève: Le canton joue l’avenir de sa mobilité le 5 juin
ACTU
Vaud: Un projet de karting suscite la polémique
DOSSIER
Entretien: Tout sur le check de printemps
INTERVIEW
Franck Giovannini: L’esprit de l’Hôtel de Ville de Crissier
ESSAIS
Honda HR-V: Un sérieux coup de jeune
Mercedes AMG A 250 Sport: Toujours plus séduisante
SPORT
Endurance: Mathias Beche triomphe à Imola


Édito

par Jérôme Marchon, rédacteur en chef


 

À Genève, les bouchons sont nombreux
À Genève, les bouchons pullulent de toutes parts.

Le 5 juin prochain, les citoyens du canton de Genève auront à se prononcer sur trois objets qui concernent l’avenir de la mobilité dans leur canton-ville.

Il y a d’une part l’initiative IN154, proposée par les Ecolos et dite «pour des transports publics plus rapides», qui veut inscrire dans la Constitution cantonale, comme à Bâle-Ville, le principe d’une priorité aux transports publics sur tout le territoire du canton.
En second lieu est soumis le contre-projet à l’IN154, résultant d’une quête ardue du compromis au sein du Parlement cantonal. Il établirait dans la loi un régime de priorité des transports publics différencié en fonction des zones du canton (hypercentre, centre et périphérie). Dans le cas où les deux objets convaincraient une majorité, une question subsidiaire permettra de départager l’initiative du contre-projet.
Enfin, le troisième objet cantonal, émanant du centre-droit cette fois-ci, inscrirait dans la Constitution cantonale l’objectif de réaliser un bouclement du périphérique autoroutier genevois par une traversée du lac, sans pour autant être décisif, aujourd’hui, sur le type de construction (pont ou tunnel)  ainsi que le financement.
En se prononçant favorablement pour le contre-projet et la traversée du lac, les Genevois avaliseront un projet enfin cohérent et pertinent en matière de mobilité.
Les décennies de «y a qu’à» et «faut qu’on», de genevoiseries et de manque de vision d’ensemble se sont traduites par des aménagements hétéroclites qui favorisent tantôt la mobilité douce, tantôt l’efficacité des transports publics ou la fluidité du trafic automobile individuel. Résultat des courses, les transports à Genève sont tout simplement devenus insupportables et inefficaces, provoquant chaque jour près de 6 heures d’embouteillages dont tout le monde pâtit.
Il est grand temps que les Genevois optent pour une vraie politique de la mobilité, réfléchie et réaliste, au-delà des clichés et dogmes politiques. En premier lieu, la géographie particulière du canton et son exiguïté demandent une planification sérieuse de la mobilité, avec des solutions adéquates tenant compte de la zone d’habitation et utilisant l’ensemble des moyens de transport à disposition, qu’ils soient individuels ou collectifs.
De plus, l’expansion démographique n’est pas près de faiblir. Quarante mille emplois ont été créés entre 2000 et 2010. A l’horizon 2030, selon l’étude «Mobilités 2030» éditée par l’Etat en 2013, 70 000 places de travail supplémentaires sont escomptées alors que 200 000 habitants devraient s’installer dans l’agglomération. Il est plus qu’urgent qu’une solution soit trouvée afin de faire face avec efficacité à ces afflux. Enfin, et même si les Genevois se rendent aux urnes pour la troisième fois en trente ans sur ce sujet, une acceptation du principe d’une traversée du lac (et non plus de la rade) positionnerait favorablement le canton et ses représentants au niveau fédéral. Ils gagneront incontestablement du poids dans le cadre des discussions futures avec la Confédération sur un financement de l’infrastructure ad hoc.
Y a plus qu’à faire les bons choix…

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